“Le meilleur moyen de gagner de l’argent ? Tout proposer gratuitement ! C’est la thèse surprenante de Chris Anderson, rédacteur en chef de Wired, le magazine de référence du web et du numérique. Idéaliste ou visionnaire ?” Source : ECO89
ECO89 a publié il y a un mois un article sur la sortie de livre “FREE!” de Chris Anderson qui présente une nouvelle économie qui consiste à proposer ses services ou produits gratuitement pour mieux vendre ensuite. Ironie, le livre ne sera pas distribué gratuitement en France …
L’article nous en offre un extrait, « les dix principes du raisonnement d’abondance ». Voici 5 de ces principes (les 5 autres m’interesse moins):
- Si c’est numérique, c’est que cela peut-être gratuit.
- On ne peut pas concurrencer le gratuit.
- On achète lorsqu’on est obligé ou lorsque ceci nous simplifie la vie
- Si cela peut être gratuit, tôt ou tard quelqu’un le proposera gratuitement.
- Pour vendre avec du gratuit, il est nécessaire des redéfinir son marché.
Après quelques exemples cités dans les commentaires et quelques “Ah bah non on ne peut pas tout proposer gratuitement ! C’est pas possible !”, un lecteur réagit et dit :
Il ne faut pas confondre low cost, gratuit avec de la pub, et gratuit [...]. Le gratuit avec de la pub, comme « 20 minute », ce n’est pas du gratuit. On paye tous les jours le 20 minutes dans les produits que l’on achète tous les jours. 20 minute ce n’est juste qu’un journal pour lier consomateurs et annonceurs, avec quelques informations autour des pubs pour faire croire qu’on lit un journal d’information [...].
Enfin, le vrai gratuit, c’est celui où le produit est gratuit, qu’il n’y a ni pub, ni de marge arrière et où il ne sera pas associer à un tas de service exorbitant [...]. Le plus belle exemple sont les logiciels libres. Les logiciels libres, ne comportent aucune pub, peuvent être modifiés et copiés à volonté. Il n’y a aucun service ou produits associés.
STOP ! Les logiciels libres sont donc des produits distribués gratuitement par de gentils développeurs qui travaillent très dure dans l’unique but d’être gentil. Linux et Apache ont peut-être démarré dans cette esprit. Mais si ces deux projets sont ce qu’ils sont aujourd’hui, c’est bien qu’un portefeuille invisible y met des sous de temps en temps …
Au même titre que le “20 minutes”, l’open source est un investissement. Le quotidien déplace les frais vers ses annonceurs, le logiciel libre déplace les frais de l’achat des licences vers le service (1). Il est proposé gratuitement mais avec tout “un tas de services exorbitants” (intégration, support, évolution). Qui offre ces services ? La société éditrice ou les sociétés de services spécialistes de cette solution.
Enfin l’entreprise utilisatrice qui investi dans une solution open-source bénéficiera gratuitement des corrections et des évolutions que la communauté apportera.




